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Dermite estivale récidivante

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La dermite estivale, aussi appelée « dermatite estivale », « dermite estivale récidivante », ou « gale d’été », correspond à une hypersensibilité du cheval aux piqûres de certains insectes. Véritable fléau, elle peut rendre la vie du cheval insupportable. Et malheureusement, tous les chevaux quels que soient leur race, leur âge, leur sexe, la couleur de leur robe et leur lieu de vie, peuvent être affectés par la dermite estivale.

La dermite estivale des équidés est une affection déclenchée par une piqûre d’insecte, le Culicoïdes. Ces moucherons à l’allure de moustiques sont des insectes diptères de toute petite taille (1 à 3 mm), possédant des pièces buccales de type piqueur et une paire d’ailes courtes et velues, repliées sur l’abdomen au repos. Capables de voler par eux-mêmes sur de longues distances (plus de 15 km), ils peuvent également se laisser transporter par le vent. Ils rentrent peu dans les locaux et les habitations, sauf s’ils sont en surpopulation. Leur activité est maximale à l’aube et au crépuscule, principalement dans les zones chaudes et humides. On les trouve souvent à proximité d’eau stagnante. Seules les femelles sont hématophages (qui se nourrissent de sang). Leurs piqûres sont parfois extrêmement douloureuses.

 

La maladie apparaît généralement avant l’âge de 3/4 ans. Elle est rarissime chez les chevaux âgés de moins de 1 an, car les chevaux doivent être exposés à une première saison de sensibilisation (cf. encadré) avant de développer les symptômes l’année suivante, sous l’effet d’une nouvelle exposition aux insectes. Les allergènes sont probablement des protéines, de type anti-coagulants, contenues dans la salive des insectes.

Les symptômes sont saisonniers : sous nos climats, ils apparaissent au printemps, sont à leur maximum en été et régressent en automne.

Les moucherons type Culicoïdes se nourrissent sur la ligne du dos (particulièrement au niveau de la crinière et de la base de la queue), sur la face et les oreilles.

 

 

La dermite estivale est toujours prurigineuse au départ , l’intensité des démangeaisons est proportionnelle au nombre de piqûres d’insectes. Les chevaux tentent de soulager leurs démangeaisons sur tous les supports qu’ils rencontrent, se roulent sur le sol, se grattent avec les membres ou se mordent.

L’observation attentive des zones concernées montre dans un premier temps la présence de petites papules et des poils hérissés. Puis apparaissent un érythème (rougeur) et, en liaison avec le grattage intense, des poils cassés, des zones dépilées, puis des croûtes sèches et dures.

La taille des lésions varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres. La surinfection des lésions est fréquente, entraînant plaies, ulcérations et pyodermites. Le grattage répété de la queue provoque une perte des crins et un épaississement, donnant un aspect typique « en queue de rat ».

La maladie est récidivante, et a tendance à s’aggraver d’année en année : les symptômes sont de plus en plus importants et/ou sur une période de plus en plus longue. Dans certains cas extrêmes, les chevaux deviennent nerveux, irritables voire agressifs, impossibles à faire travailler, l’euthanasie est alors parfois envisagée mais très rarement utilisée.

 

Un traitement en deux temps peut être tenté.

La lutte contre les manifestations de l’hypersensibilité (inflammation et démangeaisons) à l’aide de produits pour diminuer l'effet de démangeaisons et la déshydratation du derme qui en résulte.

 Les principaux médicaments disponibles sont les anti-histaminiques et les corticoïdes. Ces traitements doivent être administrés sur une longue période pour être efficaces et nécessitent un suivi médical par un vétérinaire.

Ces médicaments généraux sont associés à des traitements locaux calmants, désinfectants et cicatrisants : lotions hydratantes … Il est possible d’appliquer une pommade légèrement grasses sur la crinière tondue et à la base de la queue : cela permet d’une part de faire cicatriser les lésions, et d’autre part cela empêche le contact physique entre les insectes et la peau du cheval.

Les résultats obtenus sont assez aléatoires : certains chevaux ne répondent pas aux traitements, d’autres n’y répondent que temporairement, et certains montrent une nette amélioration persistante. 

Certains chevaux sont améliorés par la médecine douce (homéopathie, gemmothérapie, aromathérapie, phytothérapie…).

Les quelques essais de désensibilisation réalisés à partir d’extraits d’insectes n’ont pas donné de résultats concluants.

La lutte contre les insectes responsables de l’apparition des troubles, sur le cheval lui-même, dans les locaux et dans l’environnement :

  • Sur le cheval : appliquer des lotions insecticides sur la peau saine et sèche (pour minimiser les réactions d’hypersensibilité aux insecticides). Le cheval ayant tendance à beaucoup transpirer, les applications sont à renouveler fréquemment, de préférence en milieu ou en fin après-midi.
  • Dans les locaux : installer des plaquettes insecticides dans les bâtiments et poser des moustiquaires (à mailles très fines) aux fenêtres des écuries, en les imprégnant éventuellement d’un produit insecticide rémanent. Les locaux doivent être maintenus propres et secs : éviter les sols humides, la paille et le foin en décomposition. L’idéal serait de maintenir les chevaux atteints dans des bâtiments fermés dans la journée.
  • Dans l’environnement : il est évidemment illusoire de vouloir contrôler la présence de Culicoïdes ou autres insectes piqueurs dans l’environnement. Le plus raisonnable est de réserver les pâturages humides à la saison hivernale et d’installer les chevaux en été en pâturage sec, à une distance d’au moins 500 m des zones humides où pullulent les insectes. Ne pas oublier un abri de pâture sombre. En promenade, on veillera à ne pas attacher les chevaux près d’une rivière, d’un lac ou de mares boueuses pendant les mauvaises heures.